mardi 25 janvier 2011

Y en aura pas de facile - en effet

Ouf! Même mon journal, que j'ai recommencé à lire cinq minutes après avoir débuté le film, n'a pas suffi à diminuer l'ennui que ce Y en aura pas d'facile a suscité chez moi. C'est dommage, car l'idée de départ était bonne. Il y est question d'un homme qui s'inscrit sur un site de rencontres. Pour ce faire, il doit produire une vidéo, sur laquelle il se met à raconter sa vie.
Les différentes étapes de sa vie sont donc traduites en images, mais le personnage principal est joué par différents acteurs, selon la période dont il est question. Voilà qui était selon moi une bonne idée.

Le problème, c'est que les situations décrites sont tellement clichées que ça en devient à la fois risible et ennuyant: une prostituée qui s'occupe de son fils, une pitoune qui se déguise en laide pour rencontrer un gars qui l'aime pour 'son intérieur', un couple qui se fait voler son billet de loto qui s'avère gagnant, et plusieurs autres tout aussi édifiantes. De plus, le lien entre toutes ces histoires est flou, voire inexistant. On ne comprend pas les agissements des personnages, qui sont pour le moins questionnables et, ce qui est très grave au cinéma, on s'en fout éperdument. Dans ces circonstances, comme aucun des personnages n'est réellement intéressant, le spectateur se désintéresse de façon exponentielle.

Le réalisateur, Marc-André Lavoie, avait coréalisé avec Simon-Olivier Fecteau le film Bluff en 2007, que j'avais trouvé sympathique (quoi que je me souviens avoir pensé que le buzz était un peu trop intense par rapport à la qualité du film). Il a ici voulu recréer un film à l'esprit déjanté avec une galerie de personnages éclectique, mais il est passé à côté de l'émotion et des blagues drôles pour survoler platement les histoires pathétiques de ces pauvres gens.
À vos risques…

Je voulais dire un petit mot à propos du resto La montée de lait (5171 Rue Saint-Laurent) où je suis allée déjeuner avec ma mère dimanche passé. C'est très bon, mais disons que j'ai trouvé que c'était assez cher pour bruncher (70$ pour 2). Bien sûr, les crêpes au confit de canard étaient délicieuses, mais ça prend un estomac fait pas mal fort pour commencer ainsi la journée. Dans le genre, j'ai préféré le brunch à 19$ de M sur Masson. Je vais retourner à La montée de lait en soirée, histoire de vivre la vraie expérience...

En passant, je sais que vous le savez, mais je ne peux me retenir de dire que Incendies, mon film de l'année (avec Carlos, d’Olivier Assayas), est maintenant en nomination aux Oscars pour le meilleur film étranger. Yé!

2 commentaires:

  1. Attention à la montée. Le soir ça coûte très cher et récemment plusieurs ont eu une mauvaise expérience. Avec R. on a trouvé que les meilleures choses qu'on a mangées, étaient ce qui n'était pas cuisiné. les huîtres et le fromage

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  2. Bon bien à la lumière de ce que tu me dis, je vais m'abstenir je crois...

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