dimanche 2 janvier 2011

Inception - pas sûre...

Un homme échoué sur une plage, une rencontre entre cet homme et un vieil asiatique, une toupie... Tels sont les éléments qui nous sont donnés au début de Inception, de Christopher Nolan, et tels sont les seules certitudes que nous auront à la fin du film.
Est-ce un problème? Cela dépend de la façon dont on appréhende ce film particulier. On doit en effet accepter que l'on ne contrôlera pas tout, et que l'on comprendra ce que l'on veut bien comprendre. Car il s'agit d'un scénario pour le moins complexe, intéressant mais probablement trop ambitieux.
Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) a une spécialité très particulière: il s'infiltre dans l'inconscient des gens en passant par leurs rêves et peut ainsi leur soutirer de l'information. Il se fait toutefois engager par un riche et puissant homme d'affaire pour implanter une idée (au lieu de la soutirer) dans la tête de l'héritier d'un immense conglomérat. Comment? En multipliant les niveaux de rêves de cet homme pour qu'il ne puisse plus différencier les niveaux de réalité dans lesquels il se trouve. Contrat difficile, même pour Cobb, qui devra recruter une équipe de professionnels pour arriver à ses fins. Mais tous apprendront que jouer avec les niveaux de réalité comporte des risques, et personne ne peut sortir indemne d'une pareille aventure.

Je tiens à dire que je suis fan des films incompréhensibles, j'adore David Lynch et ses délires psychanalytiques. Mais je n'ai pas embarqué dans ce Inception. À vouloir trop en faire, il me semble que Nolan s'est lui-même perdu dans ses couches de réalité. Je peine à comprendre l'engouement des critiques pour ce film, genre de mélange entre Strange Days (de Catherine Bigelow, superbe) et The Matrix (le premier, bien entendu).

Oui, les références à la littérature, aux mythologies grecques et romaines et surtout à la psychanalyse sont intéressantes et amusantes à découvrir. Et visuellement, certaines trouvailles sont vraiment impressionnantes (c’est ce que j’ai préféré).
Mais il y a selon moi dans ce film plusieurs problèmes.
D'abord, on ne croit pas à l'histoire entre Di Caprio et Marion Cotillard, qui semble perdue dans cet univers qui la dépasse de toute évidence, et Ellen Page, très bonne actrice au demeurant, a l'air de tout sauf d'une architecte (!). Enfin, Tom Hardy joue de façon caricaturale. Seul Joseph Gordon-Levitt (500 days of Summer) est crédible dans la peau du bras droit et homme de confiance de Cobb.
Ensuite, on ne croit pas à l'histoire. C'est comme si le scénario était à la fois trop alambiqué tout en n'étant pas assez incompréhensible. Tant qu'à faire, je préfère n'être portée que par mes instincts, comme devant Inland Empire de Lynch par exemple. Nolan nous donne donc à la fois trop et pas assez d'explications quant à sa fameuse théorie de l'origine de la pensée et de l'idée.

Enfin, Inception est un film que j'aurais beaucoup aimé aimer... Mais ce n'est pas arrivé. Je comprendrai si plusieurs ne sont pas de mon avis, faites-le moi savoir et on en débattra.

Un petit mot à propos de Salt, que je me suis louée dans le temps des fêtes. Hum... un bon divertissement, au mieux. Criblé d'invraisemblances, le scénario est toutefois bien mené et Angelina Jolie, qui a trois expressions (moue de frustration, moue de joie, moue de dédain), est pas mal impressionnante dans ses cascades (elle vole!). Mais j’en connais qui ont beaucoup aimé. Alors, à recommander aux amateurs du genre.

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