mardi 11 janvier 2011

2 petits films à louer... ou pas

Dinner For Schmucks, le remake du Dîner de cons, souffre évidemment de la comparaison avec l'original. Moins subtil, moins profond, moins satirique et beaucoup moins méchant (on y retrouve donc plus de bons sentiments, et une fichue morale à l'américaine qui nous énerve particulièrement), jamais ce Dinner ne pourra égaler le film de Veber. Mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas drôle!

Tim (Paul Rudd, qu'on aime bien) est ambitieux. Lors d'une réunion, il expose une idée qui impressionne son patron. Celui-ci lui donne le privilège d'assister au dîner de con qu'il organise. Il trouve ce con en la personne de Barry (toujours hilarant Steve Carrel, dont le personnage n'est finalement pas si loin de son Michael de la série The Office), genre de taxidermiste qui récupère des souris mortes pour en faire des personnages, pour recréer des peintures célèbres, ou pour imager les événements qui ont marqué sa vie.

Les deux tiers du film sont construits selon le même canevas que le film français. Barry s'immisce dans la vie de Tim, complique sa relation avec sa blonde, s'invite à dormir. Le duo d'acteurs produit à ce moment de vrais moments comiques, même si parfois on voit venir les gags. Il y a aussi Lucy Punch (révélation de l'année, elle jouait, dans le dernier Woody Allen, le rôle de la femme d'Anthony Hopkins), qui interprète une femme qui harcèle Tim et à qui Barry va évidemment donner l'adresse. On remarquera également la présence de Zack Galifianakis (The Hangover), en contrôleur des impôts nouveau genre, et Jemaine Clement (de Flight of the Concords), qui personnifie un l'artiste chiant, dont les oeuvres m'ont fait beaucoup rire.
Et la scène du fameux dîner, qui a lieu dans cette version (contrairement à la version française) donne lieu à de superbes numéros d'acteurs.

Franchement, j'ai beaucoup ri pendant ce film. La réalisation de Jay Roach est rythmée, il y a bien peu de moments vides. Ne boudez pas votre plaisir, mais tentez, même si c'est difficile, de ne pas trop faire de comparaisons.

J'ai aussi écouté un petit film de filles que je n'ai pas détesté: Going the Distance. Mettant en vedette Justin Long et Drew Barrymore, on y suit les hauts et les bas d'un couple qui tente la relation à distance, elle à San Francisco, lui à New York.

Bien sûr, on y retrouve tous les clichés habituels dans ce genre de film. Mais j'ai trouvé que l'humour était bien dosé, et les personnages secondaires assez comiques, surtout les amis de Long, qui ont un langage assez cru sans être vulgaire. Bon, je ne suis pas certaine que ce soit normal que les scènes entre les boys soient plus intéressantes que celles entre les deux personnages principaux...

Bref, c’est un film que l'on loue, et que je me garde bien de vous conseiller, mais au cours duquel on oublie ce qu'est réfléchir et qui nous sort de la tête aussitôt. Parfois, j’ai envie de dire pourquoi pas?

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