mercredi 12 mai 2010

Film de fou: Bronson

Ouf! Quel film de fou que ce Bronson (il faut dire que le personnage, qui est bien réel, ne donne pas sa place en terme de folie).
Genre de biographie de ce prisonnier anglais complètement disjoncté (il est encore en prison à l'heure qu'il est, et ce depuis 37 ans), le film est un véritable coup de poing dans la figure! On ne s'en remet pas si facilement...

Entré en prison au départ pour sept ans, Charles Bronson, né Michael Peterson, n'en sortira pratiquement jamais. Car bien décidé à devenir célèbre par tous les moyens, il sèmera la terreur dans toutes les prisons (qu'il appelle des hôtels) et asiles qu'il visitera.

Le film est disons l'exact opposé du biopic traditionnel. Le personnage est souvent devant une scène de théâtre, racontant sa vie à un public hilare (je n'entrerai pas ici dans les théories de distanciation...). Sinon, le personnage est dans une cellule, et les gros plans nous mettent face à cet être plus animal qu'humain.
Bien que le film soit parfois un huis-clos étouffant, certaines scènes complètement surréalistes nous font nous tordre de rire (la danse à l'asile - l'humour anglais à son meilleur).

Sur le plan des références, j'y ai vu beaucoup du film Les Idiots de Lars Von Trier, beaucoup aussi de L'orange mécanique (entre autres pour la musique), un peu de Trainspotting... Vous voyez le genre? Non, impossible! Le rythme, la violence, la grande maîtrise, l'originalité de la forme, tout ces aspects en font un véritable ovni. De tous les films que j'ai vu dans ma vie, celui-là est de ceux qui m'ont mise le plus mal à l'aise...

Le film de Nicolas Winding Refn (dont j'avoue bassement n'avoir jamais entendu parler) est en tout cas porté par un acteur franchement impressionnant: Tom Hardy.
Je n'aurais pas voulu le croiser dans la rue le soir même...

Un film à voir, et surtout un cinéaste à suivre, qui réussira on espère à trouver un style bien à lui.


PS En passant, pour un lendemain de veille, The Blind Side se laisse écouter plus que je pensais...

1 commentaire:

  1. On reconnait bien ton style. Il se peaufine d'ailleurs aux fils de tes critiques on encore certains films t'inspire plus que d'autres. La critique à 2 niveaux (le critique en tant que tel ainsi que les références) font en sorte qu'on peut pousser plus loin l'analyse première qu'on a fait du film.
    Bravo.

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