dimanche 20 mars 2011

Weeds, saison 6

La sixième saison de Weeds s'inscrit dans la continuité logique de cette série vraiment géniale. Et franchement, je crois que c'est la meilleure de toutes... Car la vie de la mère de famille hors norme étant de plus en plus compliquée et, il faut le dire, dangereuse, le ton a beaucoup changé avec les années. Les saisons 4 et 5 étaient selon moi moins bien construites, mais celle-ci sort assurément du lot.

Au départ, cette mère, veuve, habitant avec ses deux fils dans une banlieue typique, vendait du pot en toute insouciance. Six ans plus tard, ses enfants, devenus presqu'adultes, ne peuvent plus aspirer à une vie normale, tant leur histoire est compliquée. En tentant d'offrir une vie meilleure à ses fils, Nancy Botwin a en fait complètement gâché leurs possibilités d'avenir. Car il est maintenant évident qu’un point de non-retour a été atteint, et toute la famille en est consciente. Ce qui ne manque pas de créer quelques tensions…

Dans cette sixième saison, la famille est forcée de fuir après que Shane se soit laissé aller à ses pulsions primaires (voir trailer). Mais la fuite mène Shane, Silas, Nancy et Andy sur des chemins mal fréquentés, comme autant de situations rocambolesques où tous savent se mettre les pieds dans les plats, un peu plus chaque fois.

Moins drôle (Celia n'est pas là), mais plus touchante et profonde, cette saison est selon moi la meilleure car elle nous expose le désarroi grandissant d'une mère qui s'est fait prendre à son propre jeu et qui a entraîné toute sa famille avec elle. Ses enfants sont méconnaissables, ils ont perdu, au fil des années, toute innocence, et on ne voit pas vraiment d'issu possible. Silas, autrefois si proche de sa mère, tente aujourd'hui par tous les moyens de s'en éloigner. Shane, toujours aussi perspicace, éprouve certains problèmes à éprouver du remord pour le geste qu'il a commis, ce qui n'annonce rien de bon... D’ailleurs, l’acteur, Alexander Gould, est très impressionnant. Son regard est terrorisant, perturbant, et un peu trop crédible. Andy, le beau-frère qu'on aime tant, toujours amoureux de Nancy, se sent de son côté harponné par la belle, qui est, on doit bien le dire, un peu agace, et à qui on a, nous aussi, souvent envie de renverser le cappuccino glacé. En fait, Nancy (Mary-Louise Parker, très bonne) est devenue plutôt inquiétante, et la fréquenter n'est pas mère de sureté. Mais son amour pour ses enfants semble la plupart du temps dicter ses choix...

Enfin, nous avons encore droit à un portrait hyper décapant de l'Amérique qui, à la ville comme à la campagne, en prend pour son rhume. Qu'il soit question du puritanisme qui entoure l'éducation des enfants, des débilités entourant les concours de nourriture (moment d'anthologie que le concours de dégustation de statues de beurre!) ou des prêtres accros au sexe, la 'caravane de l'amour de dieu' ne laisse aucune contradiction au hasard et balaie les certitudes qui ont le malheur de se retrouver sur son passage.

Les fans ne seront pas déçus!

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