vendredi 4 février 2011

Une nouvelle série déjantée: It's always sunny in Philadelphia

Je sais, cette série n'est pas nouvelle, mais je viens de la découvrir.

J'ai regardé les deux premières saisons (il y en a six pour l'instant), et je suis sous le charme - si tant est que l'on puisse trouver cette série charmante... Car, il faut bien le dire, on est ici dans l'irrévérence la plus totale (Weeds peut aller se rhabiller sur le plan du 'non politiquement correct').

Il s'agit donc de la vie quotidienne de quatre trentenaires habitant à Philadelphie et possédant un pub irlandais bien peu fréquenté. Trois amis d'enfance (Mac, Charlie et Dennis) et la soeur de l'un d'eux (Deandra) passent donc leur vie dans cet établissement, qu'ils tentent tant bien que mal de faire marcher tout en buvant abondamment.

Premier fait à noter : les personnages sont tous tellement égocentriques et non tourné vers leur prochain que j'en ai été plusieurs fois mal à l'aise. En effet, il est rare que les quatre personnages principaux d'une série soient tous à ce point détaché de tout sens moral.

Donc, ils vivent évidemment des situations rocambolesques, mais l'un des intérêts de la série se situe justement dans leur manière de se sortir de ces fâcheuses positions. En fait, ils font toujours exactement le contraire que le gros bons sens nous dirait, nous êtres moraux, de faire... Et c'est très drôle!
Tous les sujets les plus chauds y passent et en prennent évidemment pour leur rhume. Par exemple, non seulement ils sont racistes et se moquent ouvertement des handicapés, mais ils ont des amis qui pratiquent l'inceste, et choisissent leur camp lors d'une manifestation pour (ou contre) l'avortement en fonction de la beauté des filles! Et je ne veux pas trop en dire, mais ils font bien pire…

Également, ils sont tellement égoïstes que les problèmes de leurs amis sont toujours matière à la rigolade, même les plus graves. Ils passent leur temps à s'organiser entre eux pour faire souffrir l'un des leurs, ils sont toujours en compétition pour un tout et un rien et ils ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez.

Lors de la deuxième saison, arrive un nouveau personnage, interprété par Danny DeVito. Il ajoute à l'impertinence de la série en personnifiant le père de Deandra et Dennis, qui décide de quitter sa femme et de donner sa fortune aux pauvres (vous vous doutez que ses enfants tenteront de l'en empêcher). Dans une tentative pour se rapprocher de ses enfants, il décide de faire partie de la bande, emménage avec Charlie et achète une partie du bar. Donc, il est là pour rester!

La série est une idée originale de Rob McElhenney (Mac), mais les trois copains écrivent tous ensemble, même les dialogues. En fait, il est important de comprendre que sous des couverts particulièrement déplaisants, les personnages (et donc les auteurs) abordent des thèmes totalement tabous de façon intelligente et sympathique. Oui, il y a parfois malaise, et il est vrai que l'humour est à l’occasion un peu limite et simpliste. Mais pour le courage de ces énergumènes et certaines scènes d'anthologie, ça vaut le détour.

Je ne suis pas en mesure de mettre de plus longs extraits pour vous donner une idée. Je n'en trouve tout simplement pas. Désolée.

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