Je viens de terminer la dernière saison de Mad Men. C'est une série extraordinaire, toute en finesse et en subtilité. Cela se déroule dans les années 60 (la dernière saison que j'ai écouté se termine par le traumatisme de l'assassinat de Kennedy). On y suit des hommes (et une femme) qui sont concepteurs chez Sterling Cooper, une boîte de publicité. Y sont d'abord scrutées à la loupe les relations hommes-femmes, tant au travail qu'à la maison. Mais rien n'est évident, rien n'est blanc ou noir.
Bon, il est clair que Don Draper (John Hamm), le personnage principal, n'est pas toujours très sympathique ou attachant, mais c'est un choix que je trouve très intéressant de la part des scénaristes, qui ont eu le courage de construire un personnage dont les faiblesses ne sont pas données d'emblée. Le spectateur doit réfléchir et tenter de comprendre ce personnage en se remettant dans le contexte de l'époque.
Au bureau, le monde des secrétaires est également analysé de façon particulière. Toutes des émules de Jackie et Marilyn, ces femmes sont en quelque sorte la base de cette compagnie. La plus intéressante se nomme Joan Holloway,(elle est jouée par la magnifique Christina Hendricks). C'est une femme qui aurait certes l'intelligence et les capacités pour diriger une compagnie, mais qui est bloquée par son époque (j'ai oublié de dire qu'il y avait parfois des parallèles à faire avec notre propre époque).
Peggy Olson, jouée par Elisabeth Moss, vue dans West Wing, qui a débuté dans la compagnie en tant que secrétaire, mais qui a eu la chance inouïe de voir son talent reconnu par Don Draper, est devenue conceptrice. Elle a su faire comprendre aux hommes qu'une femme est mieux placée qu'un homme pour vendre des dessous féminins.
C'est un personnage très intéressant, constamment en confrontation avec elle-même, sa famille, ses collègues. Elle est à la fois en avance sur son temps et très conservatrice.
Les relations entre les blancs et les noirs sont également dépeintes de façon très subtile. Car les publicitaires commencent à se rendre compte que la communauté afro-américaine est très importante et qu'il faudra en tenir compte dans les campagnes de pub. Mais les compagnies à qui sont proposés des concepts incluant des personnes 'de couleur' sont plus ou moins chauds à l'idée...
Je voudrais aussi souligner le travail de tous les acteurs, surtout celui de January Jones, qui joue Betty, la femme de Don, mère malheureuse mais très surprenante, qui est toujours capable de se contenir, mais qu'un évémenent de l'actualité rendra complètement différente...
Également, les costumes et accessoires sont vraiment hallucinants!
Un portrait d'une époque franchement fascinant. Une époque qui paraît à la fois lointaine et proche de nous.
ps. n'écoutez pas Mad Men si vous tentez d'arrêter de fumer, car les personnages fument sans arrêt.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire