jeudi 13 janvier 2011
mardi 11 janvier 2011
2 petits films à louer... ou pas
Dinner For Schmucks, le remake du Dîner de cons, souffre évidemment de la comparaison avec l'original. Moins subtil, moins profond, moins satirique et beaucoup moins méchant (on y retrouve donc plus de bons sentiments, et une fichue morale à l'américaine qui nous énerve particulièrement), jamais ce Dinner ne pourra égaler le film de Veber. Mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas drôle!
Tim (Paul Rudd, qu'on aime bien) est ambitieux. Lors d'une réunion, il expose une idée qui impressionne son patron. Celui-ci lui donne le privilège d'assister au dîner de con qu'il organise. Il trouve ce con en la personne de Barry (toujours hilarant Steve Carrel, dont le personnage n'est finalement pas si loin de son Michael de la série The Office), genre de taxidermiste qui récupère des souris mortes pour en faire des personnages, pour recréer des peintures célèbres, ou pour imager les événements qui ont marqué sa vie.
Les deux tiers du film sont construits selon le même canevas que le film français. Barry s'immisce dans la vie de Tim, complique sa relation avec sa blonde, s'invite à dormir. Le duo d'acteurs produit à ce moment de vrais moments comiques, même si parfois on voit venir les gags. Il y a aussi Lucy Punch (révélation de l'année, elle jouait, dans le dernier Woody Allen, le rôle de la femme d'Anthony Hopkins), qui interprète une femme qui harcèle Tim et à qui Barry va évidemment donner l'adresse. On remarquera également la présence de Zack Galifianakis (The Hangover), en contrôleur des impôts nouveau genre, et Jemaine Clement (de Flight of the Concords), qui personnifie un l'artiste chiant, dont les oeuvres m'ont fait beaucoup rire.
Et la scène du fameux dîner, qui a lieu dans cette version (contrairement à la version française) donne lieu à de superbes numéros d'acteurs.
Franchement, j'ai beaucoup ri pendant ce film. La réalisation de Jay Roach est rythmée, il y a bien peu de moments vides. Ne boudez pas votre plaisir, mais tentez, même si c'est difficile, de ne pas trop faire de comparaisons.
J'ai aussi écouté un petit film de filles que je n'ai pas détesté: Going the Distance. Mettant en vedette Justin Long et Drew Barrymore, on y suit les hauts et les bas d'un couple qui tente la relation à distance, elle à San Francisco, lui à New York.
Bien sûr, on y retrouve tous les clichés habituels dans ce genre de film. Mais j'ai trouvé que l'humour était bien dosé, et les personnages secondaires assez comiques, surtout les amis de Long, qui ont un langage assez cru sans être vulgaire. Bon, je ne suis pas certaine que ce soit normal que les scènes entre les boys soient plus intéressantes que celles entre les deux personnages principaux...
Bref, c’est un film que l'on loue, et que je me garde bien de vous conseiller, mais au cours duquel on oublie ce qu'est réfléchir et qui nous sort de la tête aussitôt. Parfois, j’ai envie de dire pourquoi pas?
Tim (Paul Rudd, qu'on aime bien) est ambitieux. Lors d'une réunion, il expose une idée qui impressionne son patron. Celui-ci lui donne le privilège d'assister au dîner de con qu'il organise. Il trouve ce con en la personne de Barry (toujours hilarant Steve Carrel, dont le personnage n'est finalement pas si loin de son Michael de la série The Office), genre de taxidermiste qui récupère des souris mortes pour en faire des personnages, pour recréer des peintures célèbres, ou pour imager les événements qui ont marqué sa vie.
Les deux tiers du film sont construits selon le même canevas que le film français. Barry s'immisce dans la vie de Tim, complique sa relation avec sa blonde, s'invite à dormir. Le duo d'acteurs produit à ce moment de vrais moments comiques, même si parfois on voit venir les gags. Il y a aussi Lucy Punch (révélation de l'année, elle jouait, dans le dernier Woody Allen, le rôle de la femme d'Anthony Hopkins), qui interprète une femme qui harcèle Tim et à qui Barry va évidemment donner l'adresse. On remarquera également la présence de Zack Galifianakis (The Hangover), en contrôleur des impôts nouveau genre, et Jemaine Clement (de Flight of the Concords), qui personnifie un l'artiste chiant, dont les oeuvres m'ont fait beaucoup rire.
Et la scène du fameux dîner, qui a lieu dans cette version (contrairement à la version française) donne lieu à de superbes numéros d'acteurs.
Franchement, j'ai beaucoup ri pendant ce film. La réalisation de Jay Roach est rythmée, il y a bien peu de moments vides. Ne boudez pas votre plaisir, mais tentez, même si c'est difficile, de ne pas trop faire de comparaisons.
J'ai aussi écouté un petit film de filles que je n'ai pas détesté: Going the Distance. Mettant en vedette Justin Long et Drew Barrymore, on y suit les hauts et les bas d'un couple qui tente la relation à distance, elle à San Francisco, lui à New York.
Bien sûr, on y retrouve tous les clichés habituels dans ce genre de film. Mais j'ai trouvé que l'humour était bien dosé, et les personnages secondaires assez comiques, surtout les amis de Long, qui ont un langage assez cru sans être vulgaire. Bon, je ne suis pas certaine que ce soit normal que les scènes entre les boys soient plus intéressantes que celles entre les deux personnages principaux...
Bref, c’est un film que l'on loue, et que je me garde bien de vous conseiller, mais au cours duquel on oublie ce qu'est réfléchir et qui nous sort de la tête aussitôt. Parfois, j’ai envie de dire pourquoi pas?
samedi 8 janvier 2011
La dernière de 24
Bien que totalement invraisemblable et souvent risible, la dernière et ultime saison de 24 nous a captivée autant que les autres. Difficile de savoir pourquoi, car on a bien souvent rigolé devant certaines répliques ridicules, le mauvais jeu de certains acteurs et les situations des plus saugrenues.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit de 24 épisodes d'une heure dont les événements se déroulent en temps réel. On y suit l'agent Jack Bauer (Kiefer Sutherland, dont le rôle lui collera à la peau pour longtemps) qui travaille selon ses propres règles, ne respectant jamais au grand jamais l'autorité, pas même celle de la présidente des État-Unis. En 24 heures, il déjoue donc des complots terroristes (toujours des Arabes ou des Russes, dans le présent cas les deux), trouve des bombes nucléaires et recherche d'autres engins qui auraient comme conséquence de faire sauter New York ou Los Angeles, et donc de tuer plusieurs Américains.
Dans cette saison 8, Jack doit d'abord trouver les terroristes qui menacent de faire exploser l’ONU. Il est, dans cette tâche pour le moins ardue, parfois aidé de la CTU (cellule antiterroriste), parfois poursuivi par elle pour différentes raisons. Mais il peut toujours compter sur sa fidèle alliée Chloé, qui embarque toujours dans toutes ses folies.
Bref, cette histoire de bombes prendra vous vous en doutez des proportions énormes (il faut tout de même nous tenir en haleine durant 24 heures). En effet, on apprend vite que le but des méchants est en fait de faire échouer le traité de paix que tente de signer la présidente avec la Russie et le 'Kamistan'. Et ils ne reculeront devant rien.
Comme à l'habitude, il y a une taupe dans l'équipe de la CTU (il y en a toujours une, le fun est de tenter de la découvrir avant qu'ils ne nous le disent), qui fait toujours échouer les tentatives de l'équipe pour trouver les méchants. Car ici, il n'y a pas de zones grises. À part Jack, dont le personnage est un peu plus étoffé, tous sont soit bons, soit méchants. Le monde est simple à comprendre, il y a les alliés et les opposants du régime. Bien sûr, c'est aussi extrêmement patriotique.
Dans cette saison, pour une raison que nous avons eu de la difficulté à cerner, Jack est assoiffé de vengeance (!) et il est très violent. Il étripe littéralement ses victimes, est sans pitié et agit comme un tueur en série. J'ai beau y réfléchir, je ne comprends pas pourquoi les scénaristes le dépeignent comme un fou furieux dans cette saison particulière. Enfin...
Malgré tout, impossible d'arrêter! Quand on commence, on est bien capable de se coucher à 2h du matin car on ne peut plus s'arrêter et ce, même si on trouve tout cela souvent difficile à croire (par exemple, Jack se fait poignarder, il dit 'ouch' et il repart à courir)! Mais le produit est de qualité, le budget énorme et le tout très bien monté, de façon à ce que chaque heure se termine sur une situation dont on doit ABSOLUMENT savoir comment Jack va réussir à se sortir.
C'est la dernière saison, il n'y en aura pas d'autre. Pour ceux qui voudraient commencer cette série, je vous assure que les deux premières saisons sont vraiment haletantes. Après, on a compris le principe...
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit de 24 épisodes d'une heure dont les événements se déroulent en temps réel. On y suit l'agent Jack Bauer (Kiefer Sutherland, dont le rôle lui collera à la peau pour longtemps) qui travaille selon ses propres règles, ne respectant jamais au grand jamais l'autorité, pas même celle de la présidente des État-Unis. En 24 heures, il déjoue donc des complots terroristes (toujours des Arabes ou des Russes, dans le présent cas les deux), trouve des bombes nucléaires et recherche d'autres engins qui auraient comme conséquence de faire sauter New York ou Los Angeles, et donc de tuer plusieurs Américains.
Dans cette saison 8, Jack doit d'abord trouver les terroristes qui menacent de faire exploser l’ONU. Il est, dans cette tâche pour le moins ardue, parfois aidé de la CTU (cellule antiterroriste), parfois poursuivi par elle pour différentes raisons. Mais il peut toujours compter sur sa fidèle alliée Chloé, qui embarque toujours dans toutes ses folies.
Bref, cette histoire de bombes prendra vous vous en doutez des proportions énormes (il faut tout de même nous tenir en haleine durant 24 heures). En effet, on apprend vite que le but des méchants est en fait de faire échouer le traité de paix que tente de signer la présidente avec la Russie et le 'Kamistan'. Et ils ne reculeront devant rien.
Comme à l'habitude, il y a une taupe dans l'équipe de la CTU (il y en a toujours une, le fun est de tenter de la découvrir avant qu'ils ne nous le disent), qui fait toujours échouer les tentatives de l'équipe pour trouver les méchants. Car ici, il n'y a pas de zones grises. À part Jack, dont le personnage est un peu plus étoffé, tous sont soit bons, soit méchants. Le monde est simple à comprendre, il y a les alliés et les opposants du régime. Bien sûr, c'est aussi extrêmement patriotique.
Dans cette saison, pour une raison que nous avons eu de la difficulté à cerner, Jack est assoiffé de vengeance (!) et il est très violent. Il étripe littéralement ses victimes, est sans pitié et agit comme un tueur en série. J'ai beau y réfléchir, je ne comprends pas pourquoi les scénaristes le dépeignent comme un fou furieux dans cette saison particulière. Enfin...
Malgré tout, impossible d'arrêter! Quand on commence, on est bien capable de se coucher à 2h du matin car on ne peut plus s'arrêter et ce, même si on trouve tout cela souvent difficile à croire (par exemple, Jack se fait poignarder, il dit 'ouch' et il repart à courir)! Mais le produit est de qualité, le budget énorme et le tout très bien monté, de façon à ce que chaque heure se termine sur une situation dont on doit ABSOLUMENT savoir comment Jack va réussir à se sortir.
C'est la dernière saison, il n'y en aura pas d'autre. Pour ceux qui voudraient commencer cette série, je vous assure que les deux premières saisons sont vraiment haletantes. Après, on a compris le principe...
lundi 3 janvier 2011
dimanche 2 janvier 2011
Inception - pas sûre...
Un homme échoué sur une plage, une rencontre entre cet homme et un vieil asiatique, une toupie... Tels sont les éléments qui nous sont donnés au début de Inception, de Christopher Nolan, et tels sont les seules certitudes que nous auront à la fin du film.
Est-ce un problème? Cela dépend de la façon dont on appréhende ce film particulier. On doit en effet accepter que l'on ne contrôlera pas tout, et que l'on comprendra ce que l'on veut bien comprendre. Car il s'agit d'un scénario pour le moins complexe, intéressant mais probablement trop ambitieux.
Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) a une spécialité très particulière: il s'infiltre dans l'inconscient des gens en passant par leurs rêves et peut ainsi leur soutirer de l'information. Il se fait toutefois engager par un riche et puissant homme d'affaire pour implanter une idée (au lieu de la soutirer) dans la tête de l'héritier d'un immense conglomérat. Comment? En multipliant les niveaux de rêves de cet homme pour qu'il ne puisse plus différencier les niveaux de réalité dans lesquels il se trouve. Contrat difficile, même pour Cobb, qui devra recruter une équipe de professionnels pour arriver à ses fins. Mais tous apprendront que jouer avec les niveaux de réalité comporte des risques, et personne ne peut sortir indemne d'une pareille aventure.
Je tiens à dire que je suis fan des films incompréhensibles, j'adore David Lynch et ses délires psychanalytiques. Mais je n'ai pas embarqué dans ce Inception. À vouloir trop en faire, il me semble que Nolan s'est lui-même perdu dans ses couches de réalité. Je peine à comprendre l'engouement des critiques pour ce film, genre de mélange entre Strange Days (de Catherine Bigelow, superbe) et The Matrix (le premier, bien entendu).
Oui, les références à la littérature, aux mythologies grecques et romaines et surtout à la psychanalyse sont intéressantes et amusantes à découvrir. Et visuellement, certaines trouvailles sont vraiment impressionnantes (c’est ce que j’ai préféré).
Mais il y a selon moi dans ce film plusieurs problèmes.
D'abord, on ne croit pas à l'histoire entre Di Caprio et Marion Cotillard, qui semble perdue dans cet univers qui la dépasse de toute évidence, et Ellen Page, très bonne actrice au demeurant, a l'air de tout sauf d'une architecte (!). Enfin, Tom Hardy joue de façon caricaturale. Seul Joseph Gordon-Levitt (500 days of Summer) est crédible dans la peau du bras droit et homme de confiance de Cobb.
Ensuite, on ne croit pas à l'histoire. C'est comme si le scénario était à la fois trop alambiqué tout en n'étant pas assez incompréhensible. Tant qu'à faire, je préfère n'être portée que par mes instincts, comme devant Inland Empire de Lynch par exemple. Nolan nous donne donc à la fois trop et pas assez d'explications quant à sa fameuse théorie de l'origine de la pensée et de l'idée.
Enfin, Inception est un film que j'aurais beaucoup aimé aimer... Mais ce n'est pas arrivé. Je comprendrai si plusieurs ne sont pas de mon avis, faites-le moi savoir et on en débattra.
Un petit mot à propos de Salt, que je me suis louée dans le temps des fêtes. Hum... un bon divertissement, au mieux. Criblé d'invraisemblances, le scénario est toutefois bien mené et Angelina Jolie, qui a trois expressions (moue de frustration, moue de joie, moue de dédain), est pas mal impressionnante dans ses cascades (elle vole!). Mais j’en connais qui ont beaucoup aimé. Alors, à recommander aux amateurs du genre.
Est-ce un problème? Cela dépend de la façon dont on appréhende ce film particulier. On doit en effet accepter que l'on ne contrôlera pas tout, et que l'on comprendra ce que l'on veut bien comprendre. Car il s'agit d'un scénario pour le moins complexe, intéressant mais probablement trop ambitieux.
Dom Cobb (Leonardo Di Caprio) a une spécialité très particulière: il s'infiltre dans l'inconscient des gens en passant par leurs rêves et peut ainsi leur soutirer de l'information. Il se fait toutefois engager par un riche et puissant homme d'affaire pour implanter une idée (au lieu de la soutirer) dans la tête de l'héritier d'un immense conglomérat. Comment? En multipliant les niveaux de rêves de cet homme pour qu'il ne puisse plus différencier les niveaux de réalité dans lesquels il se trouve. Contrat difficile, même pour Cobb, qui devra recruter une équipe de professionnels pour arriver à ses fins. Mais tous apprendront que jouer avec les niveaux de réalité comporte des risques, et personne ne peut sortir indemne d'une pareille aventure.
Je tiens à dire que je suis fan des films incompréhensibles, j'adore David Lynch et ses délires psychanalytiques. Mais je n'ai pas embarqué dans ce Inception. À vouloir trop en faire, il me semble que Nolan s'est lui-même perdu dans ses couches de réalité. Je peine à comprendre l'engouement des critiques pour ce film, genre de mélange entre Strange Days (de Catherine Bigelow, superbe) et The Matrix (le premier, bien entendu).
Oui, les références à la littérature, aux mythologies grecques et romaines et surtout à la psychanalyse sont intéressantes et amusantes à découvrir. Et visuellement, certaines trouvailles sont vraiment impressionnantes (c’est ce que j’ai préféré).
Mais il y a selon moi dans ce film plusieurs problèmes.
D'abord, on ne croit pas à l'histoire entre Di Caprio et Marion Cotillard, qui semble perdue dans cet univers qui la dépasse de toute évidence, et Ellen Page, très bonne actrice au demeurant, a l'air de tout sauf d'une architecte (!). Enfin, Tom Hardy joue de façon caricaturale. Seul Joseph Gordon-Levitt (500 days of Summer) est crédible dans la peau du bras droit et homme de confiance de Cobb.
Ensuite, on ne croit pas à l'histoire. C'est comme si le scénario était à la fois trop alambiqué tout en n'étant pas assez incompréhensible. Tant qu'à faire, je préfère n'être portée que par mes instincts, comme devant Inland Empire de Lynch par exemple. Nolan nous donne donc à la fois trop et pas assez d'explications quant à sa fameuse théorie de l'origine de la pensée et de l'idée.
Enfin, Inception est un film que j'aurais beaucoup aimé aimer... Mais ce n'est pas arrivé. Je comprendrai si plusieurs ne sont pas de mon avis, faites-le moi savoir et on en débattra.
Un petit mot à propos de Salt, que je me suis louée dans le temps des fêtes. Hum... un bon divertissement, au mieux. Criblé d'invraisemblances, le scénario est toutefois bien mené et Angelina Jolie, qui a trois expressions (moue de frustration, moue de joie, moue de dédain), est pas mal impressionnante dans ses cascades (elle vole!). Mais j’en connais qui ont beaucoup aimé. Alors, à recommander aux amateurs du genre.
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