mercredi 4 janvier 2012

The Debt, Starbuck, The Change Up - À louer?

The Debt

Oui, à louer, mais The Debt est selon moi un film décevant à cause de sa finale complètement ratée. Pourtant, le tout avait plutôt bien commencé, et le film s'annonçait comme un excellent thriller d'espionnage. L'histoire de ces trois espions vieillissants qui se font rattrapper par leur passé lors d'un gala en leur hommage est au départ enlevante. On devine qu'un secret important unit les espions, interprétés avec brio par Helen Mirren, Tom Wilkinson et Ciaran Hinds.

Le film nous transporte alors environ 25 années plus tôt, lors de la fameuse mission que ces trois agents du Mossad ont eu à accomplir à Berlin. Ils devaient capturer un ancien crimimel nazi dans le but de lui faire subir un procès. Évidemment, la mission ne se déroulera pas comme prévu...

Le cinéaste John Madden, qui nous avait donné le selon moi surévalué Shakespeare in love, parvient à intéresser le spectateur jusqu'aux deux tiers du film, surtout grâce à la très impressionnante Jessica Chastain, qui interprète la jeune Rachel Singer, qui se retrouve au coeur de l'intrigue. Ensuite, au bas mot, ça se gâte.

En fait, le problème survient lorsque l'on revient au présent (en 1997). Sans en dire trop, disons que Rachel devra se replonger dans cette histoire dans le but de régler le problème une fois pour toutes. Sauf que la quête est totalement invraisemblable, et ses actions sont incompréhensibles et entrent en conflit avec les agissements de sa version jeune...

Franchement, cette histoire aurait gagné en intérêt si elle avait eu une finale mieux fignolée, plus subtile. Et la fin gâche tout le reste car c'est ce dont on se rappelle lorsque l'on repense au film.

The Debt est le remake d'un film israélien. J'aimerais le voir pour m'assurer que la fin n'a pas été 'américanisée'... euh je veux dire transformée 'pour plaire à un public plus large'.


Starbuck

Starbuck fait partie de ces films qu'on dit à louer, devant lesquels on ne s'ennuie pas mais auxquels on ne repense pas vraiment.

On passe effectivememnt de bons moments en compagnie de ce David Wosniak, un genre paumé géniteur de 533 enfants dont une bonne partie décide qu'elle veut le rencontrer. Son interprète, Patrick Huard, est très crédible dans son rôle, parvenant à rendre sympathique ce personnage criblé de dettes, sorte d'adulescent légèrement déséquilibré.

Le film n'évite aucun cliché, tant dans l'élaboration de la personnalité des enfants dont Wosniak deviendra en quelque sorte l'ange gardien (le 'Emo' sensible, la droguée, l'acteur à la recherche de lui-même, l'homosexuel), que dans la relation que David entretient avec sa blonde, son père, ses frères et son meilleur ami avocat. On voit arriver les situations dramatiques de loin, ainsi que la fin, très prévisible.

Toutefois, le film distille un charme certain, et il fait du bien. Les dialogues sont très réussis, à la fois surréalistes et étonnamment crédibles. On rit, on est touché, on passe un bon moment devant un film de qualité. C'est déjà pas mal.



Enfin, pour The Change up, je dirais oui, à louer, mais seulement si vous ne filez pas et que vous voulez vous remonter le moral. Contre mon gré, j'ai bien rigolé devant ce film complètement invraisemblable. Ne vous fiez pas au trailer, mais bon, on s'entend que ça ne vole pas haut!

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