Beginners
Malgré quelques longueurs, j'ai beaucoup aimé ce film, très original et touchant au possible. En effet, cette histoire (vraie, c'est celle du scénariste et réalisateur) d'un fils d'une trentaine d'années un peu à côté de la plaque à qui le père avoue à 75 ans, après la mort de sa femme, qu'il est homosexuel, est très intéressante.
En fait, l'aveu du père, interprété par un Christopher Plummer vraiment extraordinaire, et sa façon complètement déjantée de vivre sa nouvelle vie d'homme sorti du placard, réveillera en quelque sorte le fils (Ewan McGregor), jeune homme renfermé et secret qui n'a jamais pu faire durer une relation amoureuse.
En fait, moi qui vient de finir de lire La Délicatesse de David Foenkinos (et qui ai adoré ça), je dirais que Beginners est un film délicat. Un film où tout est suggéré, où les sentiments des hommes sont traités avec justesse, sans trop ni peu de détails, et où l'on se reconnaît indéniablement.
Le père et le fils étant donc débutants dans le domaine de l'amour véritable, ils apprendront tous deux à faire face à l'espèce de perte de contrôle que provoque la passion amoureuse. En effet, le fils rencontrera une jolie et excentrique actrice française (Mélanie Laurent) au contact de laquelle il commencera son apprentissage. Je dirais d'ailleurs que les scènes entre les deux nouveaux amoureux finissent par être moins intéressantes que celles impliquant Hal, le père, probablement parce que parfois un peu déjà vues...
Le père, lui, vivra les cinq dernières années de sa vie dans une espèce de cocon de bonheur, tentant de vivre toutes les expériences qu'il s'est refusées toute sa vie. De beaux et touchants moments de cinéma.
Beginners, c'est aussi un film que l'on sent sincère, sachant qu'il s'agit en quelque sorte d'un hommage qu'un fils rend à son père. Un fils qui se doit de faire le deuil de ce père qui a vécu une vie malheureuse pour ne pas offenser les bien-pensants.
Plusieurs éléments de mise en scène, parfois un peu plaqués mais inventifs, s'avèrent au final remplis de sens, voire poétiques. J'ai beaucoup pleuré devant ces éléments et ces personnages représentatifs d'une profonde humanité, à la fois remplis de force et de vulnérabilité.
Crazy stupid love
Petite comédie un peu moralisatrice et très axée sur les fameuses valeurs américaines plaçant la famille au coeur des priorités de vie, ce film est tout de même étonnant.
Réalisé par le duo formé de John Requa et Glenn Ficarra, qui nous avaient donné le très bon I Love You Philipp Morris, Crazy Stupid Love s'avère au final être un film touchant et drôle.
Évidemment, la distribution d'exception y est pour quelque chose. Steve Carell, dans son habituel rôle de perdant un peu à côté de la plaque mais très attachant, se débrouille très bien et n'en fait jamais trop. Ryan Gosling, qui endosse ici le rôle d'un séducteur qui donnera des conseils dans ce domaine au personnage de Steve Carell, est également parfait. Sans compter la présence étincelante de Marisa Tomei en institutrice ex-alcoolique et de Julianne Moore, en ex-femme en crise de milieu de vie.
Un tableau typique, mais des dialogues et des situations qui le sont moins et qui se dirigent souvent dans la direction où on ne les attend pas... pour finir par nous surprendre avec un punch final que l'on n'avait vraiment pas vu venir!
En fait, les personnages ne sont pas unidimensionnels, et c'est ce qui fait selon moi le charme de ce film, qui s'avère au final une plutôt belle surprise.
En passant, j'ai réécouté Fargo des frères Coen et franchement, ça n'a pas vieilli. À voir ou revoir absolument!
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