jeudi 18 novembre 2010

Bored to Death

Très bonne série que ce Bored to Death. On y suit un écrivain (interprété par Jason Schwartzman, que l'on a pu voir entre autres dans le Marie Antoinette réalisé par sa cousine Sofia Coppola) qui, après avoir eu du succès avec son premier livre, peine à écrire le second, surtout lorsque sa copine le quitte. Pour se changer les idées, il décide d'offrir ses services de détective privé (!) sur un site très couru.

L'intérêt de cette série réside entre autres dans ce contexte très contradictoire, où le personnage est en fait très intello, peu athlétique, plutôt porté à fumer des joints qu'à aller au gym. Mais contre toute attente, sa petite emtreprise connaît un certain succès.
Il s'embarque donc dans des histoires des plus rocambolesques, qui nous font voir Manhattan et Brooklyn de façon très contemporaine, mais par les situations et certains décors, on peut aussi y voir un hommage aux films noirs américains des années 40 et 50. On peut même y dénicher un peu de David Lynch, pour l'étrangeté de certaines scènes, et du Woody Allen, pour l'absurdité de ces mêmes aventures.

Le personnage principal, nommé Jonathan Ames (le nom du créateur de la série, qui, dans les suppéments, donne une entrevue complètement surréaliste), a deux copains qui sont, comme lui, assez extravagants. Ray (Zach Galifianakis), un bédéiste déconnecté et George (Ted Danson, dans un contre-emploi qui lui sied à merveille), patron d'une société dont on se demande constamment comment il peut la gérer, tant il nous semble excentrique et dépourvu de tout contact avec la réalité...

Tout ce beau monde jase beaucoup et agit bien peu tout compte fait, et c'est ce qui rend cette série très charmante. Cette galerie de personnages (ainsi que tous les rôles secondaires) et les dialogues qui leur ont été écrits sont vraiment jouissifs et originaux. Les situations nous mènent toujours dans la direction où on ne les attend pas, comme si les personnages évoluaient dans un monde parallèle. C'est très particulier et ma foi assez difficile à décrire.

Une chose est sûre, on ne s'ennuie pas durant les 8 épisodes de la première saison. Assurément, les trois acteurs sont pour beaucoup dans l'appréciation de la série, car ils sont crédibles, mais on sent, à travers leur jeu, une certaine forme d'ironie. Et on rit beaucoup...

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