dimanche 13 novembre 2011

50/50 - très touchant

Dans 50/50, un jeune homme de 27 ans apprend, après avoir consulté un médecin pour des maux de dos, qu'il a un cancer. Il a une chance sur deux de s'en sortir. Nous assistons donc à son combat, à ses moments d'espoir comme de découragement, à ces instants d'intenses frustrations comme à ceux partagés avec des amis compréhensifs ou des vieux hommes très attachants rencontrés à l'hôpital. Bien que le film verse parfois dans l'humour, il est clair que le sujet est grave, triste et perturbant, surtout quand quelqu'un de notre entourage est aux prises avec la maladie. Attendez-vous donc à pleurer autant qu'à rire!


En fait, lorsqu'il apprend l'horrible nouvelle, Adam (Joseph Gordon-Levitt, hyper touchant - c'est lui qui jouait dans 500 days of Summer, film à voir!), bien qu'entouré de nombreux proches, s'effondre. Comment faire? Comment s'y prendre pour passer à travers cette épreuve? Sans répondre à ces questions, son ami fidèle, joué par Seth Rogen, restera avec lui et sera présent lors de chaque étape de la guérison. Autre personnage intéressant, celui de la psychologue que lui réfère l'hôpital. Jeune femme en tout début de carrière, elle est complètement dépassée par ce cas, beaucoup trop complexe pour une psy aussi inexpérimentée. Elle tente donc très maladroitement d'aider le jeune homme, mais semble parfois faire pire que bien. Interprétée par Anna Kendrick, actrice très intéressante (Up in the Air), ce personnage est selon moi le pivot du film. La mère (Angelica Huston) d'Adam, complètement désarçonnée, est aussi très touchante.

Le personnage de la blonde pas mal 'bitch' d'Adam (Bryce Dallas Howard), égocentrique au possible, ainsi que les deux copains que se fait Adam lors de ses traitements de chimio complètent la galerie de personnages qui entourent Adam. D'ailleurs, les scènes avec les copains malades sont parmi les plus touchantes, justes, et bien que drôles, elles crèvent le coeur.

En fait, le film aborde un sujet très difficile et le traite avec beaucoup de respect, sans fioriture. Cela paraît que l'un des artisans qui a monté ce projet a vécu la même expérience. 50/50 est un film ancré dans son époque, réaliste et assumé, qui atteint sa cible.

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