J'aime beaucoup ces deux séries, très différentes l'une de l'autre, mais également bien ficelées et écrites. Attention! Les trailers donnent des punchs, pour ceux qui ne sont pas rendus là!!
Dexter
Comme toujours, Dexter, expert en taches de sang pour la Miami Metro police, continue son oeuvre parallèle, qui consiste à éliminer les malfrats et autres violeurs. Cette saison-ci, toutefois, il se remet difficilement d'un très grave traumatisme pour lequel il se sent responsable.
La culpabilité le forcera d'ailleurs à s'occuper d'une jeune femme (excellente Julia Stiles) traumatisée, agressée et laissée pour morte par cinq copains d'enfance qui n'en sont pas à leur première expérience su genre. Un terreau fertile pour Dexter, qui peut s'en donner à coeur joie, bien que certains d'entre eux s'avèrent être des adversaires de taille - je pense à Johnny Lee Miller, qui interprète Jordan Chase, un genre de motivateur personnel vraiment peu rassurant.
La relation qu'il construit avec cette femme, Lumen, qui devient en quelque sorte sa partenaire dans le crime, est selon moi l'attrait principal de cette saison 5. Il se sent à l'aise avec elle, car elle est la seule à le connaître véritablement. Mais cela peut-il durer? Ils retrouvent ensemble un semblant de paix intérieure, mais le 'dark passenger' de Lumen est-il permanent comme le sien?
Évidemment, comme lors de chaque saison, certains collègues de travail soupçonnent cet être si particulier d'activités un peu louches, et Dex réussit toujours à les semer... de façon parfois un peu tirée par les cheveux, j'en conviens.
Tout de même, une saison particulièrement enlevante selon moi. Même si les intrigues secondaires sont totalement initéressantes, les méchants sont dignes de ce nom et des monologues intérieurs de Dexter particulièrement décapants, intéressants, toujours aussi critiques par rapport aux travers de l'Amérique.
Damages
Totalement différente, la série Damages est construite sous la forme d'un excellent suspense de 12 épisodes. Élaborée en flash back, on nous montre la fin au début avant de recoller les morceaux devant nous, mais toujours de façon complètement inattendue.
En effet, on interprète toujours mal les flashback. Même si on connaît le stratagème des scénaristes, on se fait avoir à tout coup! Très fort...
Le personnage principal, Patty Hugues (Glenn Close, à glacer le sang), est une avocate très reconnue à New York, tant pour les causes qu'elle défend que pour sa façon, pas toujours disons traditionnelle, de parvenir à ses fins.
Fine manipulatrice, Patty a toutefois rencontré son égal en la personne d'Ellen Page (Rose Byrne), une avocate qui a déjà travaillé pour elle dans les années précédentes et qui se trouve maintenant au bureau du procureur.
On ne sait jamais laquelle des deux est la plus diabolique, laquelle cache un couteau dans sa manche. De qui doit-on se méfier? De l'une, de l'autre, des deux, d'aucune? Telle est la question. Il n'y a pas de blanc ou de noir, mais tout est crade, le pire de l'humain ressortant toujours au contact de Patty Hughes.
Dans cette saison-ci, Patty défend les victimes d'un scandale financier à la Bernard Madoff. Sauf que la famille à la source du scandale n'entend pas à rire et les dommages collatéraux seront importants et irréversibles pour chacun des personnages impliqués.
À voir absolument, après, bien sûr, les deux premières saisons!
En passant, un bon petit film de filles, drôle, irrévérencieux et parfois vulgaire, mais dans lequel chacune va se reconnaître: Bridesmaids.
dimanche 25 septembre 2011
dimanche 18 septembre 2011
Midnight in Paris - Que de plaisirs...
D'emblée, je dois dire que je vais toujours voir les films de Woody Allen avec un a priori positif. Donc, bien que peu convaincue au début, trouvant la galerie d'images de la ville de Paris présentées par Allen franchement ringardes, voire clichées, j'ai finalement été happée par le scénario, imaginatif et désarçonnant.
L'histoire ce cet homme, un scénariste original et cultivé à l'imagination débordante contraint par la vie à brimer cette impulsion et à travailler de façon mécanique, s'étant laissé entraîner un peu malgré lui dans une relation qui ne lui convient pas, est touchante.
Arrivé à Paris avec sa fiancée superficielle et peu sympathique (Rachel McAdams, superficielle et peu sympathique) et les parents de celle-ci, Gil, qui tente sans succès d'écrire un livre, est tant inspiré par la Ville Lumière qu'il permet à son imagination de prendre le dessus, à sa céativité de s'émanciper. C'est ainsi que le soir venu, il est transporté dans le Paris des années 20, époque qui représente pour lui le summum du bon goût et de l'audace. Il y rencontre, par pur hasard évidemment, tous les peintres et écrivains qui l'ont inspiré au cours de sa vie et grâce à qui il est devenu scénariste. Il passe avec eux des soirées mémorables, au cours desquels ces génies passés à l'histoire lui exposent leurs théories et lui expliquent leur oeuvre, tout en le considérant comme l'un des leurs.
Le jour, par contre, il est contraint de visiter la ville de toute autre façon, en compagnie de sa fiancée et de deux amis de celle-ci, Paul (Michael Sheen, hilarant) et Carol, des gens blasés et prétentieux, ce qui donne lieu à des scènes franchement joussive. Par exemple, alors que Gil s'est fait expliqué la veille, par Picasso lui-même, la signification profonde d'une de ses toiles énigmatiques, Paul lui sert de fausses banalités auxquelles il croit profondément, ainsi que tous les autres, pendus à ses lèvres... Tant de choses, la nuit venue, à raconter à Dali, à Bunuel ou à Hemingway!
Owen Wilson trouve ici un rôle qui lui sied à merveille. Jamais on ne l'avais vu si à l'aise, si drôle, si pertinent. Vraiment, une révélation. Bien sûr, comme toujours, les personnages secondaires énigmatiques abondent, d'autant plus qu'ici il s'agit de Toulouse-Lautrec, de Zelda et Scott Fitzgerald, ou encore de Louis IV (ah oui, on ne se balade pas que dans les années 20)!
On pense à La Rose pourpre du Caire et à Deconstructing Harry (à voir ou à revoir) ou au segment Oedipus Wrecks dans New York Stories - génial - pour l'originalité du scénario et les libertés prises avec le réel, le vraisemblable. Vraiment, un Woody Allen original et sans prétention. Ne manque que lui, bien que son nouvel alter ego, Owen Wislon, semble tout à fait à sa place.
Midnight in Paris est un film qui, étonnamment, est à la fois nostalgique et contemporain. Vrai qu'on a toujours l'impression que notre époque est moins intéressante que celles qui nous ont précédé. Vrai aussi qu'on a parfois l'impression de passer à côté de notre propre vie, de ne pas faire les bons choix, de se laisser embarquer dans une machine qui fait avancer le temps sans même que nous nous en apercevions.
Un bon Woody Allen, selon moi le meilleur depuis Match Point.
L'histoire ce cet homme, un scénariste original et cultivé à l'imagination débordante contraint par la vie à brimer cette impulsion et à travailler de façon mécanique, s'étant laissé entraîner un peu malgré lui dans une relation qui ne lui convient pas, est touchante.
Arrivé à Paris avec sa fiancée superficielle et peu sympathique (Rachel McAdams, superficielle et peu sympathique) et les parents de celle-ci, Gil, qui tente sans succès d'écrire un livre, est tant inspiré par la Ville Lumière qu'il permet à son imagination de prendre le dessus, à sa céativité de s'émanciper. C'est ainsi que le soir venu, il est transporté dans le Paris des années 20, époque qui représente pour lui le summum du bon goût et de l'audace. Il y rencontre, par pur hasard évidemment, tous les peintres et écrivains qui l'ont inspiré au cours de sa vie et grâce à qui il est devenu scénariste. Il passe avec eux des soirées mémorables, au cours desquels ces génies passés à l'histoire lui exposent leurs théories et lui expliquent leur oeuvre, tout en le considérant comme l'un des leurs.
Le jour, par contre, il est contraint de visiter la ville de toute autre façon, en compagnie de sa fiancée et de deux amis de celle-ci, Paul (Michael Sheen, hilarant) et Carol, des gens blasés et prétentieux, ce qui donne lieu à des scènes franchement joussive. Par exemple, alors que Gil s'est fait expliqué la veille, par Picasso lui-même, la signification profonde d'une de ses toiles énigmatiques, Paul lui sert de fausses banalités auxquelles il croit profondément, ainsi que tous les autres, pendus à ses lèvres... Tant de choses, la nuit venue, à raconter à Dali, à Bunuel ou à Hemingway!
Owen Wilson trouve ici un rôle qui lui sied à merveille. Jamais on ne l'avais vu si à l'aise, si drôle, si pertinent. Vraiment, une révélation. Bien sûr, comme toujours, les personnages secondaires énigmatiques abondent, d'autant plus qu'ici il s'agit de Toulouse-Lautrec, de Zelda et Scott Fitzgerald, ou encore de Louis IV (ah oui, on ne se balade pas que dans les années 20)!
On pense à La Rose pourpre du Caire et à Deconstructing Harry (à voir ou à revoir) ou au segment Oedipus Wrecks dans New York Stories - génial - pour l'originalité du scénario et les libertés prises avec le réel, le vraisemblable. Vraiment, un Woody Allen original et sans prétention. Ne manque que lui, bien que son nouvel alter ego, Owen Wislon, semble tout à fait à sa place.
Midnight in Paris est un film qui, étonnamment, est à la fois nostalgique et contemporain. Vrai qu'on a toujours l'impression que notre époque est moins intéressante que celles qui nous ont précédé. Vrai aussi qu'on a parfois l'impression de passer à côté de notre propre vie, de ne pas faire les bons choix, de se laisser embarquer dans une machine qui fait avancer le temps sans même que nous nous en apercevions.
Un bon Woody Allen, selon moi le meilleur depuis Match Point.
dimanche 11 septembre 2011
dimanche 4 septembre 2011
dimanche 28 août 2011
Quelques films américains loués cet été - vite fait
Je vous présente aujourd'hui trois films américains loués cet été. Trois films très bien faits, au potentiel évident et à l'idée de départ très intéressante. Mais comme souvent, la bonne idée a tendance à s'affriter à cause d'un traitement final moralisateur à l'eau de rose...
The adjustment bureau
Bien que complètement invraisemblable, The Adjustment Bureau recèle un charme particulier, probablement grâce aux acteurs Matt Damon et Emily Blunt. Damon y interprète David Norris, un candidat politique new-yorkais assez carriériste qui tombe amoureux d'une danseuse libre d'esprit. Jusqu'ici, tout va bien. Sauf que ce n'est pas le destin qu'avaient tracé pour Norris les hommes du Adjustment Bureau.
Ils font donc tout pour empêcher les amoureux d'être ensemble.
Le film, inspiré d'une nouvelle de Philip K.Dick, commence très bien, le scénario étant construit de façon rythmée et la problématique de départ provoquant immanquablement des questionnements profonds. En effet, nous nous questionnons aussitôt sur notre propre destinée. Dans ce monde où tous savent toujours où nous nous trouvons, ce que nous faisons, ce que nous achetons, sommes-nous réellement libres de notre destin? L'amour est-elle la dernière chose authentique qu'il nous reste?
Intéressant. Mais malheureusement, la fin du film gâche selon moi tout le reste tant elle est profondément prévisible et sans originalité, ainsi que quelques scènes comiques (le collègue du héros) complètement décalées par rapport au reste du film, qui nous laissent parfois pantois...
Limitless
Selon moi le meilleur de ces trois films, j'ai beaucoup aimé Limitless, justement parce qu'au moment précis où l'on croit que le film va basculer dans la morale ostentatoire, c'est vers l'opposé que le scénario se dirige.
Ici, un jeune écrivain très paumé (Bradley Cooper), qui vient de se faire larguer par sa copine (Abbie Cornish), se fait offrir, par une vieille connaissance, une drogue lui permettant d'utiliser son cerveau à son plein potentiel. Ce qui s'annonçait comme une expérience devient vite un mode de vie, car le chemin tracé pour le héros est ici complètement transformé.
En effet, il accède vite à des sphères de pouvoir autrefois totalement incongrues pour lui, tout en flirtant avec la pauvre pègre pour se procurer ses pilules miracles. Contraste intéressant, et nous en venons évidemment à nous demander dans lequel de ces monde on retrouve les plus grands criminels.
Bien que le scénario souffre de certains écueils - on saute souvent du coq à l'âne, certaines scènes sont très prévisibles et les personnages secondaires trop peu travaillés, surtout celui de la copine, qui semble être là seulement comme faire valoir du héros -, visuellement et auditivement, les scènes au cours desquelles le personnage est drogué sont magnifiques, ainsi que plusieurs plans (voir le plan séquence du début, où l'on avance hyper rapidement dans la ville de New York). Musique rythmée, couleurs particulières et flous auditifs et visuels rendent parfaitement compte des trips du personnage.
Le film pose aussi des questions intéressantes sur la nature humaine, sur notre rapport au succès (le nôtre ou celui de quelqu'un de proche), sur les grandes ambitions qu'il faut savoir gérer... À voir si vous ne voulez pas trop vous casser la tête, mais que vous voulez en avoir plein les yeux.
Unknown
Un peu moins intéressant que les deux films ci-haut, Unknown, basé sur le roman Hors de moi de Didier Van Cauwelaert, avait pourtant bien commencé. L'arrivée dans une ville inconnue (ici, Berlin), pour un congrès, d'un médecin et de sa femme un peu mystérieuse attirent l'intérêt. L'atmosphère est froide, bleutée, rien n'est rassurant. On pressent que le séjour du couple ne sera pas de tout repos.
Mais rapidement, les péripéties vécues par les personnages me sont parues sans intérêt.
Car ici, on assiste au problème inverse. C'est-à-dire que la fin est assez surprenante merci, voire assez bonne. Mais le film comme tel est tellement invraisemblable que l'on se désintéresse complètement des personnages et de ce qui peut bien leur arriver. Donc, arrivés à la scène finale, très réussie, on ne peut s'empêcher de repenser aux détails qui semblent manquer, aux trous scénaristiques, aux batailles inutiles. Mais je suis certaine que le livre est bon et je ne crois pas que le cinéast espagnol Jaume Collet-Serra, qui nous avait donné The Orphan (À voir! Mais pas seule le soir), soit en cause...
Quant aux acteurs, Liam Neeson est égal à lui-même, fâché au regard à la fois perçant et inquiétant, dans le sens où on se demande toujours s'il est pas un peu cinglé. January Jones, que je trouve magnifique de retenue, de sobriété et de subtilité dans le rôle de Betty Draper dans Mad Men est ici somme toute assez mauvaise. On peine en effet à croire à son personnage. Et vraiment, Diane Kruger en chauffeur de taxi? Difficile à croire...
Relouez-vous Frantic, le chef-d'oeuvre de Roman Polanski, dont le film s'inspire de toute évidence. Vous serez bien plus surpris, touchés et aurez moins l'impression d'avoir perdu votre temps.
The adjustment bureau
Bien que complètement invraisemblable, The Adjustment Bureau recèle un charme particulier, probablement grâce aux acteurs Matt Damon et Emily Blunt. Damon y interprète David Norris, un candidat politique new-yorkais assez carriériste qui tombe amoureux d'une danseuse libre d'esprit. Jusqu'ici, tout va bien. Sauf que ce n'est pas le destin qu'avaient tracé pour Norris les hommes du Adjustment Bureau.
Ils font donc tout pour empêcher les amoureux d'être ensemble.
Le film, inspiré d'une nouvelle de Philip K.Dick, commence très bien, le scénario étant construit de façon rythmée et la problématique de départ provoquant immanquablement des questionnements profonds. En effet, nous nous questionnons aussitôt sur notre propre destinée. Dans ce monde où tous savent toujours où nous nous trouvons, ce que nous faisons, ce que nous achetons, sommes-nous réellement libres de notre destin? L'amour est-elle la dernière chose authentique qu'il nous reste?
Intéressant. Mais malheureusement, la fin du film gâche selon moi tout le reste tant elle est profondément prévisible et sans originalité, ainsi que quelques scènes comiques (le collègue du héros) complètement décalées par rapport au reste du film, qui nous laissent parfois pantois...
Limitless
Selon moi le meilleur de ces trois films, j'ai beaucoup aimé Limitless, justement parce qu'au moment précis où l'on croit que le film va basculer dans la morale ostentatoire, c'est vers l'opposé que le scénario se dirige.
Ici, un jeune écrivain très paumé (Bradley Cooper), qui vient de se faire larguer par sa copine (Abbie Cornish), se fait offrir, par une vieille connaissance, une drogue lui permettant d'utiliser son cerveau à son plein potentiel. Ce qui s'annonçait comme une expérience devient vite un mode de vie, car le chemin tracé pour le héros est ici complètement transformé.
En effet, il accède vite à des sphères de pouvoir autrefois totalement incongrues pour lui, tout en flirtant avec la pauvre pègre pour se procurer ses pilules miracles. Contraste intéressant, et nous en venons évidemment à nous demander dans lequel de ces monde on retrouve les plus grands criminels.
Bien que le scénario souffre de certains écueils - on saute souvent du coq à l'âne, certaines scènes sont très prévisibles et les personnages secondaires trop peu travaillés, surtout celui de la copine, qui semble être là seulement comme faire valoir du héros -, visuellement et auditivement, les scènes au cours desquelles le personnage est drogué sont magnifiques, ainsi que plusieurs plans (voir le plan séquence du début, où l'on avance hyper rapidement dans la ville de New York). Musique rythmée, couleurs particulières et flous auditifs et visuels rendent parfaitement compte des trips du personnage.
Le film pose aussi des questions intéressantes sur la nature humaine, sur notre rapport au succès (le nôtre ou celui de quelqu'un de proche), sur les grandes ambitions qu'il faut savoir gérer... À voir si vous ne voulez pas trop vous casser la tête, mais que vous voulez en avoir plein les yeux.
Unknown
Un peu moins intéressant que les deux films ci-haut, Unknown, basé sur le roman Hors de moi de Didier Van Cauwelaert, avait pourtant bien commencé. L'arrivée dans une ville inconnue (ici, Berlin), pour un congrès, d'un médecin et de sa femme un peu mystérieuse attirent l'intérêt. L'atmosphère est froide, bleutée, rien n'est rassurant. On pressent que le séjour du couple ne sera pas de tout repos.
Mais rapidement, les péripéties vécues par les personnages me sont parues sans intérêt.
Car ici, on assiste au problème inverse. C'est-à-dire que la fin est assez surprenante merci, voire assez bonne. Mais le film comme tel est tellement invraisemblable que l'on se désintéresse complètement des personnages et de ce qui peut bien leur arriver. Donc, arrivés à la scène finale, très réussie, on ne peut s'empêcher de repenser aux détails qui semblent manquer, aux trous scénaristiques, aux batailles inutiles. Mais je suis certaine que le livre est bon et je ne crois pas que le cinéast espagnol Jaume Collet-Serra, qui nous avait donné The Orphan (À voir! Mais pas seule le soir), soit en cause...
Quant aux acteurs, Liam Neeson est égal à lui-même, fâché au regard à la fois perçant et inquiétant, dans le sens où on se demande toujours s'il est pas un peu cinglé. January Jones, que je trouve magnifique de retenue, de sobriété et de subtilité dans le rôle de Betty Draper dans Mad Men est ici somme toute assez mauvaise. On peine en effet à croire à son personnage. Et vraiment, Diane Kruger en chauffeur de taxi? Difficile à croire...
Relouez-vous Frantic, le chef-d'oeuvre de Roman Polanski, dont le film s'inspire de toute évidence. Vous serez bien plus surpris, touchés et aurez moins l'impression d'avoir perdu votre temps.
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